30 novembre, 2009

CDG - CDG - CDG

Charles de Gaulle

Vendredi soir à Paris....Chez Hélène près des buttes Chaumont.
Papotage jusqu'à 3h du mat'

Samedi
Thé de Ceylan et croissant.
Le caravanseraï hivernal de "Comme Des Garçons" au 104.
La folie Shopping.
Faire la queue pour entrer...et se retrouver dans une ambiance de mercadillo espagnol...avec des PD modernes et hautains mais aussi des mamas black qui ont eu vent du filon et qui dévalisent littéralement le stock Hé Hé Hé....
Bilan, un pull en vraie laine et une écharpe Dover street market bien douce au cou.
Les toilettes du 104 sont nickel.

Dinette à "la boutique jaune" rue des rosiers.

Passage chez "COS" C'est nouveau mais un peu tristounet.

Puis direction "UNIQLO" boutique ouverte à Paris depuis octobre je crois.
Du japonais encore...un peu comme H&M en plus arc en ciel ... Blindé .
Doudoune 59 euros, chaussettes mulicolores, chemise de bûcheron qui serait passé par Madras avec une boîte de pastels. EUH....
T shirt damart style en vue de cette fin d'année berlinoise et caille miches.

Apéro "chez Jeanette" avec Gabrielle et Mélanie. déambulations à travers les passage...BRADY etc...
Soupette de nouilles Japonaises rue saint Anne.

Déballage des affaires " à la maison". Hélène valide !

métro grands boulevard: soirée TIGERSUSHI au Social Club...mais horreur en descendant l'escalier devant la caisse: le programme. Joakim à 4 heures du matin !!!!
Cher monsieur j'ai déjà un certain âge et c'est pas très sympa de me faire attendre comme ça.
Mort dans l'âme je ne paie pas l'entrée, je confirme au vigile que OUI je sors...et je me retrouve sous la pluie dans la rue , c'est samedi soir, à Paris, je n'ai pls d'énergie, pas d'idées, pas d'envie. Je commence à être désagréable avec le hobbit. ça commence à se barrer en couille, on se tape le retour à pied jusqu'aux buttes. NO COMMENT.

Dimanche...
ficelle + bout de chocolat.
Thé fumé au "Rosa Bonheur" dans le parc. Joli endroit au passage.
Il fait gris et froid, j'ai le blues, et pas le moral.
et ça colle ....ça colle

Charles de Gaulle
Passeport défaites votre ceinture laissez le passeport dans la machine avancez je fais mon travail monsieur.
1h30 à attendre...en compagnie d'un distributeur de TWIX et d'eau minérale. Paris je t'aime.

Easy Jet, le steward à l'air d'être le fils d'Amanda Lepore et de Divine. Il se défoule sur les passagers.

Maison:
Julio a gardé l'appart pour le week-end,
n'a pas baisé dans mon lit
et nous a préparé des pâtes...
Home sweet home

21 novembre, 2009

Marika change les bombillas

Marika a.k.a Golightly n'est pas mécanicienne, ça ne l'a jamais interréssée.
Cependant marika est une fille autonome, opiniâtre voire têtue.
Quand cette semaine, rentrant de son office en voiture vers la gare, les lumières dudit véhicule vinrent à manquer. Pas de bol en ces temps où le jour s'obscurcit de plus en plus tôt. Un contrôle policier ou un accident est si vite arrivé...
Marika, n'a pas le temps, Marika ne connaît pas bien la ville, lieu de travail un point c'est tout.
Alors dans une zone commerciale de banlieue elle se pointe chez le mécano qui te prend sans RDV (qui te prend ?)et qui te déballe tou sec..." va falloir attendre trois heures que j'ai fini tout ça avant...."
- 3H! s'étouffe Marika.
Puis Mecano man lui tend un petit paquet de bombillas: " vous pouvez aussi les changer toute seule, c'est facile."
Marika fait un pas en arrière. Oh non, mon dieu je vais pas savoir.
De retour près de la voiture.Paquet de bombillas à la main.
Je regarde le petit manuel de bord: chapitre changer les bombillas. ça n'a pas l'air bien sorcier.
Ouvrir le capot, se rafler les doigts.
Tripoter les couvercles en plastique , sales,et se noircir les mimines .
dégoupiller la protection métallique.
tirer un bon coup , s'écorcher le doigt...
Le sang coule sur la main désormais sale.
Marika se sent un peu en peine , il fait noir maintenant.
Mais Marika ne renonce point.
NON NON NON.
Et voilà que ça vient, le culot mis en place, refermer le truc en plastique sale. vérifier que ça fonctionne. Ouiiiiiiiiiiiiiii ( cri strident tout en dedans)
Marika retourne à la boutique, fait un sourire complice à la vendeuse montrant ses mains....Les lavabos c'est par là ....
Marika est fière ( PROUD to be mecanicienne) . Marika sait changer les bombillas.

20 novembre, 2009

L'ironie


Vendredi merdique
( il faut que je me souvienne de tout, c'est comme à l'armée, je dois m'en souvenir pour raconter tellement c'est trop trop, tellement c'est énorme, dans cette taule , heureusement il y a quelques collègues avec qui on peut vomir)
Pour couronner le tout, je suis de méchante humeur et de retour je me pourris la soirée réservée avec le hobbit...
Et c'est là que je tombe sur la campagne de Time Out magazine pour un week-end de trois jours.






Faites passer !

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18 novembre, 2009

Espacer les séances

16 novembre, 2009

Evidemment après les fortes émotions des jours précédents, il fallait bien que le corps réagisse: montée de fièvre inquiétante, toux...etc...vous avez dit grippe?

Ce matin alors que je sèche l'école, le médecin répondant au doux prénom de Francisco Jesùs n' pas tardé plus de cinq minutes pour me renvoyer chez moi après m'avoir enfilé une spatule en bois dans la bouche et rapidement ausculté. rien à signaler, repos c'est tout.
En espagnol et dans un registre familier on dirait "borde" pour antipathique, rosse, désagréable, suant
No te pongas borde : ne fais pas chier !

Voilà: ce type était désagréable.

Pour me dérider un peu je regarde cet étrange clip de Flaming Lips entre le reportage sur la "randonue" et le docu tribal...

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13 novembre, 2009

KOMING OUT

Une semaine est passée.

jeudi 05/11
Sur la tempe j'avais donc le pistolet de la psy.
Roulette russe (ciao JACNO en passant...)
Je lui avait dit: c'est 50 / 50 la probabilité de DIRE ça dans le week-end.
Elle avait demandé que je la tienne au courant des événements. Un SMS ferait l'affaire.

vendredi 06/11
Une discussion avec la copine de mon frère.
C'est une "passeuse de mots" , dans cette famille.
J'apprends que ma mère, enfant, n'avait pas vraiment le droit d'exprimer ses sentiments.
" On ne pleure pas".
Je l'ignorais.
Comme une clé...qui ouvre sur un précipice.
Je suis remonté chez moi, OUT, et je me suis écroulé.

samedi
ce samedi là ne fut pas LE jour.
La famille est descendue à l'appart dans la matinée.
J'étais seul.
Il y a une scène que j'aurais voulu filmer : moi dans une pièce, eux dans une autre; dialogant.
L'incommunicabilité ça me poursuit...donc. Pas doué le gars.
Mon père et des questions stratégiques....qui dort où, combien y at'il de personnes dans cet appart...calculez l'âge du mec qui dort avec moi.
On s'esquive, j'y arrive pas.
Puis en partant il repose la question...où dort ce mec? et j'y répond. Mais c'est surréaliste car c'est comme s'il n'y avait pas de réaction. Tout le monde continue de descendre les escaliers...

journée dehors.
Je suis un mollusque, j'ai ma coquille protectrice.
Moi en dedans.
renfrogné = contracté par le mécontentement, qui a une mine maussade, fâchée.
Je veux rentrer ne plus les voir.

puis le soir,
coup de fil de la passeuse,
je demande à parler à ma mère ( tiens la mère...)
pour m'excuser de mon attitude au cours de cette journée, la première qu'on passe ensemble depuis l'été.
C'est lacrymal.
-je m'excuse
*ce n'est pas la peine
- si
*pourquoi
-parce que j'arrive pas à te dire des choses
*Je sais, ça fait longtemps que je sais,viens on a ces choses à se dire.
-mais je ne veux pas venir tout seul
*viens avec ton ami
(...)

samedi 7 novembre 2009
Je suis K.O comme Koming Out,
Je contemple un trou béant de plus de 15, ou 20 ans.
Temps perdu ou temps nécessaire ?

Dimanche 08/11
C'est mon père qui ouvre la porte, je suis dans ses bras et je le serre; je sais que sa main s'est tendue pour serrer celle du Hobbit. Et ma mère l'embrasse.

La suite est à écrire.
Non , la suite est à DIRE; ce sont les prochains devoirs de la psy.
Battre le fer tant qu'il est chaud.

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05 novembre, 2009

En sortant de chez elle

En sortant de chez elle,
la boule dans la gorge ne disparaît pas tout de suite.
de petites roues se mettent à tourner,
engrenages, moyeux, rayons, mécanismes
Par la vitre du bus numéro 6 numéro 7 sur l'avenue Diagonale, je regarde les roues des voitures, les rayons des vélos, tous ces trucs qui tournent.
Aussi...

Mal à la gorge , douleur qui monte, à l'arrière du crâne, dans le globe des yeux.

Yeux qui se mouillent.

J'ai des devoirs
devoirs de la psy
devoirs non faits
devoirs suspendus
puisque
J'ai des parents joueurs faut croire...
Ils débarquent demain.

Hier en déchirant mon paquet d'anniversaire un mois après, j'ai bien pleuré . En ce moment j'ai la larme facile. Donnez-moi du violon.
"On baisse pas les bras, la vie continue" ( dixit M. Antoine le pâtissier dont la boutique vient de partir en fumée).
Mon challenge est pour samedi.
50% = probabilité de franchir le pas
50% = probabilité de ne rien dire, ne rien faire. Continuer d'être ce type insupportable.


sleeping song - Sébastien Schuller
contact - Brigitte Bardot
Boy from school - Hot Chip
Xavier à la maison d'arrêt - François de Roubaix
1978
- Sébastien Schuller