28 février, 2006
Le Roi de Naples
du limoncello
Je suis le Roi de Naples.
Lorsque je mâche et que j'entends le nom des gens de là-bas, le nom des lieux, les anecdotes, je m'avale dans mes souvenirs d'il y a deux ans; vers la Toscane , avec C. La tomate, le basilic. Encore une bouchée. C'est très facile, avec l'huile d'olive, la mémoire doit être lipophile. Comme dans "Manger avec Piero" de Maryline Desbiolles . La mémoire des repas en amoureux, les fresques de Piero, Monterchi, Arezzo me reviennent. Je mastique les pâtes au citron, c'est nouveau, alors je n'y pense plus à tout ces moments passés. J'en reprends. C'est délicieux. On se faisait goûter les plats. Je n'écoute que de loin la conversation.
Je me laisse chouchouter jusqu'au café. On buvait toujours ces cafés , comme des bonbons.
Le Roi de Naples a bien mangé. Il se retire dans ses appartements s'adonner à la mélancolie.
Maryline Desbiolles - Manger avec Piero - Le petit Mercure (Mercure de France) 2004
27 février, 2006
DIANE ARBUS - Revelations
New york, des anées 50 aux années 70. La matière est là, à photographier. Des freaks , des female impersonators, des familles de Brooklyn, un géant, des bébés, des nains, des avaleurs de sabres, des naturistes, des homos, des couples noirs/blancs, des tatoués...
Un gamin au rictus inquiétant, ou des vieilles chapeautés et ultra-maquillées...Le regard produit l'étrange.
Des trisomiques jouent dans l'herbe. Les membres sont des poteaux.
Parfois leurs visages se cachent mal derrière des masques grotesques (on fête Carnaval) . Ils avancent en rang, mal fagotés. Rictus encore.
On les digère mal ces photos. Elles me restent en mémoire.
Je me retrouvais devant ces portraits, que je connaissais pour la plupart (une revue qui s'appelait "photographies Magazine", Christian Caujolle la dirigeait). La veille, j'avais quitté T. comme un exploit. Un truc surhumain. Un maintenant ou jamais.Attendre que ça me submerge et que ça m'étouffe. Sans presque de mots. parce que c'était "trop" avec des mots en plus. Pas 'envie de m'apitoyer sur moi même. Et...finalement, rien d'extraordinaire. L'extra- ordinaire, c'était devant mes yeux.
DIANE ARBUS - Revelations -CAIXA FORUM AV. Marquès de Comillas,6-8 Barcelona
15 février - 14 mai 2006
26 février, 2006
Le juge est une femme à gants rouges.
(Bon , ok elle fait du Isabelle Huppert! d'accord)
Et les gars...tristes sires des affaires politico financières: ils sont fameux les Berléand, Balmer...roublards, cabots...
Mais voilà, l'ivresse du pouvoir ne m'a pas donné le tournis...
Les affaires, tout ça, c'est très vague. Je reste en dehors.Moi spectateur X je fais juste le raccord avec quelques VIP's embastillés en leur temps, quelque juge féminine médiatisée, quelque homme politique à maîtresse....
Et puis cette fin....:Berléand et Huppert se croisent dans un couloir, à l'hosto... comme ça!
Mmmmhhhhhfff
(L'ivresse du pouvoir - Claude Chabrol)
25 février, 2006
plus coriace le muscle
Finalement je l'ai écrit ce mail, à T. En espagnol avec des fautes, sûrement; des fautes qu'il ne me corrigera plus. T. tu fus un professeur admirable et patient.Je reviens en arrière, détaille tout ce qui n'allait pas, et qui allait crescendo.
Je me suis trompé,
Je me suis trompé,
Je me suis trompé.
Mon coeur était vaillant, aventureux.
Il s'est pris un gadin....même pas mal...
Juste tendance à devenir plus coriace le muscle.
Mauvaise viande, que la viande stressée et contrariée (parole de végète à rien).
J'irai sur le dancefloor
Sous les milles et une facettes
éliminer les toxines
Hang the Dj !
et haut les coeurs.
(Joakim - I wish you were gone - Versatile records)
22 février, 2006
Dis donc Edwige, mais t'as des piercings aux oreilles?


Edwige tu m'agaces.
Edwige tu me fatigues.
Edwige, ta gueule!
Mercredi 22 février 10h "enfance" sur France Inter, avec Mathias Dégueule...Le docteur Edwige Antier, pédiatre, psy...nous crispe avec ses vérités pour devenir des parents
Sujet du jour:Nos enfants nous excluent-ils? Leurs codes, leurs rites, nia nia nia
Ah, ça ne dure pas longtemps les belles promesses de l'intitulé .
Car le candide Mathias ,le papa apprenant, soit monsieur Dégueule (qui doit avoir un bambin de 4 ans) nous fait partager sa trouille d'avoir un jour, son ado tatoué, percé et portant des jeans baggy sous les genoux...La tenue du parfait caïd, renchérit Edwige. Oui et si en plus il se maquille gothique...t'imagines! Et que je te décris la promenade au supermarché en famille, avec l'ado qui réclame des baskets à 170 euros, et ceci et cela(depuis quand les ados suivent-ils leurs parents pour pousser le caddie?)...
-mais c'est sa carte de visite à lui ,dit Edwige. C'est identitaire...Mais,vous , parents ! vous pouvez dire ce que vous en pensez. On en revient aux caïds , aux bandes organisées d'ados qui retiennent leurs pantalons qui tombent pour détaler devant les flics, avec des chaussures sans lacets...oui parce que l'ado, il a enlevé les lacets des baskets neuves dès que la famille est arrivée sur le parking du magasin.
Et l'émission tourne autour de ça...sans arrêt. Les conseils de notre bonne maman, conseillère UMP à Paris, savoix qui rassure, module, ses petits gloussements...
Edwige, tu nous les brisais déjà dans tes émissions précédentes sur l'homoparentalité, tes déclarations sur la présence du bouquin "Jean a deux mamans" en bibliothèque. (http://lsj.hautetfort.com/•_a_livres_en_debat/)
S'il te plaît va t'en. Lâche ce micro.
21 février, 2006
Avec Dany et Gilbert Bécaud.
Cinéma,Jean Eustache, Pessac.
Fauteuils d'orchestre.
Bon, c'est dimanche soir, alors ça passe.
Vox off de Suzanne flon qui radote. Cécile de france est trop gentille très cucul. Lemercier est dans son taxi un beu bouffie, Le bellâtre Christopher Thompson ne sait que boire du lait, Albert Dupontel fait semblant de jouer du piano et sa femme est exclusivement habillée par Ungaro ou armani je ne sais plus, Claude Brasseur brasse des poncifs poncifiants sur je m'suis fait tout seul, il faut acheter ce que les autres détestent (en art), et le temps qui passe bla bla bla.C'est un film choral qu'on me dit.
Mouais, c'est très gentillet tout ça,très franchouille, pas très esthétique de surcroît.
Dany.
Elle est pas mal Dany...dans les couloirs du théâtre, elle ouvre et ferme des portes.
Elle se trimballe dans sa loge ou dans les couloirs écouteurs vissés aux oreilles, avec du Bécaud, du Aznavour, du Distel à fond les ballons.
"Je reviens te chercher" qu'il chante Gilbert...avec des déluges de violons, le rythme qui s'accélère et tout et tout
Bon alors évidemment ça, ça m'a bien plu!
Je reviens te chercher
Je savais que tu m'attendais
Je savais que l'on ne pourrait
se passer l'un de l'autre
longtemps
Je reviens te chercher
comme tu vois
j'ai pas trop changé
et je vois que de ton côté
tu as bien traversé le temps
Tous les deux
on s'est fait la guerre
tous les deux
on s'est pillé, volé, ruiné
qui a gagné, qui a perdu
on n'en sait rien on ne sait plus
on se retrouve les mains nues.
Mais après la guerre
Il nous reste à faire la paix
(...)
Ouais, j'aurais bien bu un coup avec Dany au café des théâtres.
Alors c'était bien tes vacances?
Les collègues.
Je ne voulais pas qu'on me demande.
Je fuyais (encore) les yeux , les questions que je sentais venir des pupilles qui veulent savoir.
Ca n'a pas loupé. Mais j'ai dit JOKER. NO COMMENT. JE PASSE. RDV à Pâques.


Dans les secondes qui ont suivi ma décision de partir, de te laisser, j'avais le rire qui montait, les larmes aussi, les jambes molles, le coeur élastique BOUM BOUM BOUM, respirer un coup....dévaler les étages, manquer de glisser sur les marches...filer filer vite..avant de réfléchir.
Attendre le 74 devant la porte c'était pas possible plus longtemps...
Le bus n'arrivait pas. Le Sac pesait à l'épaule. J'ai donc marché vite très vite...
Descendre Balmes, la via Augusta, la Rambla del prat, entrer dans Gracià comme dans une cachette, un refuge: Gran de Gracià marcher toujours...Ros de Olano... Terol, Bruniquer ...Metro Joanic...encore un effort remonter Pi I Margall...
Sonner chez mon frère,...la bise...comme si de rien n'était.
Dry...i was dry....Dry chantait PJ Harvey
Je suis sec.
Frérot prépare une pizza maison. Ouvre du vin. Les vieilles habitudes, la chaise de monsieur Manhattan, le clic clac qui m'attend.
On en parle un peu?
Oui
NUIT
.........................................................................................................................................................................
Jeudi 16/02
S. Arrive des Pyrénées...
Je le rejoins Paseig de Gracià à La Pedrera. Je veux finir de voir l'expo des gravures de Rembrandt.
Revoir ce petit paysage d'avant l'orage. Dans l'obscure végétation, en bas à droite, si l'on cherche bien, on peut voir la figure de deux amoureux...
Le temps d'ôter l'amende du pare-brise de S. et nous voilà partis vers la maison du copain qui l'hébergera pour le week -end.
I'm your co-pilot
Regarder le plan, me souvenir des sens uniques (mal) me distrait, c'est bien , le temps passe.
Le Tibidabo est maintenant plus proche...Putain elle est où cette Calle Ticia? bordel?
Finally....La maison est divine...un balcon pour la mer, un balcon pour la montagne, une verrière...(Jaloux).
Plus tard, S fait connaissance avec Mon frère et So.
Un vin cuit de la région de Valladolid...le penicillino (parce que les étudiants de médecine trouvaient que ça faisaient autant de bien !)
J'emmène S dîner à la LLesca, petit resto sympathique, où l'on grille les fameuses tranches de pain à la cheminée. Pour moi ce sera une esqueixada et un pin à la tomade avec une escalivada(Le poivron rouge et l'aubergine dessine les rayures du drapeau catalan)
Le vino est de la casa...donc froid et vraiment pas bon.
Sortir?
Oh my poor S....C'est plutôt ce week end la grosse Artillerie(look: Mu! c'te follasse, Justice petits frenchys de chez Ed banger, Mandy....oh zut pourquoi je dois partir vendredi!!!)
Tentons deux ou trois choses .
Le Mond BAr (pop will make us free) de la plaça del sol est désert...et c'est pareil au Fonfone, au Dot...oh...
La petite MACARENA (oh oui je sais ...ce nom....!) se remplit à 2h du mat passées.
Bon c'est pas aussi top que lorsque ce Dj sans bras (je le jure! j'ai jamais rien vu d'aussi dingue) avait mixé(et que du bon s'il vous plaît), mais ça se laisse groover.
Bon OK, S, tu n'aimes pas les clap clap de mains sur le beat!!!
Moi si! C'est terriblement : appel de hanche à déhancher.
On tente le Moog, puis le NITSA...marcher marcher...
Mais tu es fatigué. Je te laisse prendre le bus de nit N° 4...
MOI
Je tourne, je vire...plaça Catalunya.
J'ai envie d'aller au sauna...lequel Le CORINTO ou le CONDAL....les plus proches.
J'ai bien dû rester 1 h à marcher à faire le va-et-vient entre les deux sans me décider.
L'envie ne devait pas être si forte, que je n'arrive pas à surmonter cette trouillhonte.
Alors, puisque le métro est ouvert, je descends les marches: Urquinaona. Je rentre.
Dormir.
Finir.
Une dernière courte nuit , pour cette-fois ci.
DRY
Sous la couverture et sans amoureux.
J'attends une pluie.
19 février, 2006
15/02/2006
SAINT VALENTIN...JE TE HAIS
2° piso
SAINT VALENTIN...JE TE TUERAI
1° piso
SAINT QUI ?
Rez-de-chaussée
ouvrir la porte
et s'en aller.
14 février, 2006
finalement

Finalement nous n'avons pas vu TIGA.Tu voulais juste boire un verre, après le repas avec ton ami Joan qui ne parle pas beaucoup.
Mais, j'aurais dû y aller seul, faire ce qu'il me plaît...Et mettre dans mes oreilles quelque chose de plus appétissant que cette house 100 fois entendue de bars gays X ou Y...
Mais bon, encore une fois, ça ne sort pas.JeDis tant pis ce n'est pas grave. Une autre fois.
Un jour, je vais en mourir d'avoir gardé tant de choses en moi,...tout le système nerveux sera atteint
Alors.....
Z:eltas, Dietrich, Arena....Bof bof bof et rebof
Mais SUIVEUR j'étais...
Tant pis pour moi.
Samedi, qu'avons nous fait...pas grand chose....
ah si j'ai nagé dans le bassin d'un gymnase aux immenses couloirs d'un blanc immaculé...
Non pas mes 40 X 25 m qui me crèvent et me laissent ahuri.
Non juste un peu.
Après nous avons dîné avec tes amis, Montse qui parle, parle parle et Joan...
Puis Aire...ce bar de filles qui m'a vite saôulé...quel horrible son!
¡que gente mas fea !
Dimanche...un tour à la mer...avec de l'air frais
tu es tout près, mais je te sens distant.
Tu ne me touches paS
Pourquoi tu ne me touches pas...?
J'ai l'impressionde t'ennuyer
de ne plus te plaire
Je suis JALOUX du siamois et du chat persan qui reçoivent plus de carresses que moi .
Ça me manque, le pétrissage d'épaule, de cuisse, les baisers, l'effleurage des peaux.
Et plus ça me manque plus ça me fout la trouille.
Lundi...Je te suis...
Sur la moto je suis bien
je suis collé à toi, contre ton dos
Mes mains souvent à ta taille ou dans tes poches de blouson.
Dans le gothique, les terrasses ne sont pas encore installées.
Tant pis pour le thé aux rayons de soleil
Je prendrai un café.
Tu n'aimes ni l'un ni l'autre...
d'ailleurs
Tu aimes la viande, je suis végétarien
Tu dis oui aux sondages , je dis que je n'ai pas le temps.
J'ai mis des Italian Duets de Haendel, tu as détesté cette voix.
J'aime cuisiner , toi pas.
Je fais du vélo, tu adores conduire...
+
++
+++
(...)
Cette nuit, je ne dormais pas,
je me contenai
immobile
tout près du bord du lit
j'aurais pu glisser, passer sous la porte comme on glisse un mot,
dans la nuit partir
aller danser n'importe où
me laisser embrasser
me faire baiser par qui veut bien.
Dans le noir, ou la vapeur
qu'importe.
J'en avais envie
parce que tu ne rèpondais pas à mes lèvres dans ton cou
et en même temps
ça m'effrayait
renoncer comme ça
ça n'est pas moi...
Ce matin
une petite étreinte
puis
Tu me colles contre le lavabo
et baisse mon caleçon (...)
Je prends tout ce qui est à prendre...
au cas où
j'anticipe le vide
sous mes pieds
dans mon coeur
dans ma tête.
A deux heures et demie, lorsque nous mangerons ensemble, est-ce que je saurai te parler?
lâcher prise ?

Le va et vient des vagues.
Le va et vient dans mes pensées.
OUI
NON
OUI
NON
Tout se dilue,
Tout fout le camp,
Tout revient dans le ressac.
Un dimanche, en février, à Barcelone.
J'ai bien envie de continuer seul, mais le dire,ça, ça ne sort pas de ma bouche.
Je suis comme un chien, je suis..., je vais dans les pas de..., je colle aux basques...,
Et je me déteste en cet état.
lâche.
09 février, 2006
le gâteau doit être tremblotant au milieu

A 8h à vélo...
C'était un peu bizarre. Prendre ce chemin, arriver à la gare Saint-Jean pour ne pas partir finalement.
Faire changer ce billet.
Mais après le coup de fil d'hier, je sais que je veux....encore.
On se réapprivoisera toi et moi.
Je t'emmènerai danser,...TIGA nous déchaînera...
car SEXOR(dont certains disent qu'il est homme, femme, rêve) arrive sur la planète et ses dancefloors !
J'espère que tu m'emmèneras voir la mer. Je ne serai pas très exigeant.Pas loin . Mais tous les deux.
Moi j'ai recopié ceci pour toi et je mettrai la plaque de ce chocolat qui va bien dans mes bagages
200g de chocolat
200g de beurre
5 oeufs
1 cuill à soupe de farine
250g de sucre (moins c'est mieux)
pendant que le four chauffe à 190°C
Un bain Marie: hop le chocolat et le beurre
+ sucre...laisser refroidir un peu
allez, leses oeufs: un par un, hop hop on remue à chaque fois
Ajouter la farine...lisser
faire cuire 22 minutes !
Le gateau est tremblotant au milieu ....
Sortir du four et démouler....
Je déteste repasser mes chemises
Ranger,préparer mon sac.
Quel stress.
Choisir....
08 février, 2006
(...) avant l'accès au train.

J'ai attendu le dernier moment pour l'acheter.
Entre midi et deux, filer à la gare.
Un aller Bordeaux-Barcelone s'il vous plaît.
(j'aime qu'on me pose cette question: Vous avez des réductions?, moins de 26 ans?)
Départ le 09/09/2006 -08h23 Bordeaux st Jean
12h01 Narbonne 12h59
14h29 Port Bou 16h25
Barcelona Sants 18h55.
C'est un périple, une expédition.
C'est chaque fois pareil.
Il est tard.
Le sac n'est pas prêt.
Comme d'hab. LE mal de ventre s'installe. Classique . (I'm a suitcase drama Queen)
L'appart est bordélique.
J'appelle T.
La voix est accueillante.Ma main droite dessine de petits personnages sur un morceaux de papier. Nerveux?
Non je ne suis pas (plus) fâché. J'ai un billet, mais je crois que je ne serai pas prêt et puis j'ai mal au ventre.
Ah, encore une chose, j'arrive cette fin de semaine, mais tu sais, je ne veux pas aller skier deux jours . Merci. NO ME APETECE.
T:"NOS QUEDAREMOS EN BARCELONA."
Non, vas-y toi....fait comme tu voulais avec tes amis.
Il faut qu'on parle. Il faut qu'on parle.Il faut qu'on parle.Il faut qu'on parle.
Si je suis dans le train, demain , je t'envoie un message.
05 février, 2006
S'abrutir un peu
40 x 25 m
+ transpiration
+ repos, avec dans les oreilles:
Kelley P olar "Love Songs Of The Hanging Gardens".
puis
S'enfiler deux beignets au chocolat...
Le répit a été de courte durée.
vieilles biques à la plage

Charlotte Rampling et quelques autres femmes de 50 ans sont en vacances à Haïti. Hôtel de la plage. Haïti fin des 70's. L'île crève de faim. Legba et d'autres beaux garçons passent leurs journées avec elles, moyennant argent, cadeaux. Legba est l'aimant. L'amant de l'une, de l'autre.
Si j'ai bien aimé les oppositions entre les personnages: blancs/noirs, riches qui paient pour du plaisir/Haïtiens qui subsistent ou qui servent les vacanciers, jeunes peaux / corps qui vieillissent et les différents portraits de femme... Je reste toutefois sur ma faim quant au traitement elliptique de se qui arrive au jeune Legba ainsi que de la situation trouble de l'île (terreur imposée par les tontons makoutes, etc...) du coup je reste frustré.
Vers le sud - Laurent Cantet -France , Canada -2005
04 février, 2006
G. D R...putain, Tu le crois pas....
MONTPELLIER, 3 fév 2006 (AFP) - - Le proviseur d'un lycée de Mende (Lozère), révoqué le 9 janvier pour avoir animé un blog où il évoquait son homosexualité, a vu sa sanction ramenée à une suspension d'"un an, dont six mois avec sursis", a annoncé vendredi le rectorat de l'Académie de Montpellier.Cette décision fait suite à un recours gracieux du proviseur auprès du ministère de l'Education nationale après une première sanction de révocation. Le proviseur avait été accusé par l'Education nationale d'avoir animé un blog où il évoquait son homosexualité, mais à travers des écrits et photos pornographiques.
La suspension "prend effet le jour de la notification, soit ce 3 février. En conséquence, il reprendra des fonctions dans l'Education nationale à compter du 4 août" prochain, date à laquelle "un poste lui sera attribué", a précisé le rectorat dans un communiqué.
Le proviseur du lycée Peytavin à Mende était soutenu par le syndicat des personnels de direction de l'Education nationale (SNPDEN) qui avait jugé la sanction "particulièrement sévère" et par le collectif contre l'homophobie de Montpellier.
L'intéressé lui-même avait qualifié sa révocation de "disproportionnée" et de "décision administrative infâmante".
De son côté, Christian Nique, le recteur, avait estimé que le proviseur avait "failli à son devoir d'éducation pour avoir diffusé des photos et des commentaires qui lui font perdre sa crédibilité".
(more :http://www.soutenons-garfieldd.org/blog/)
Et...
Puisque De Robien est dans le colimateur....Et qu'il souhaite revoir d'une façon moderne efficace, progressiste, éclairé, bienveillant, l'apprentissge de la lecture...
Voici un texte éclairant sur :
La lecture, bien public ?
La lecture est l’affaire de tous : nous appartenons à une société qui s’appuie sur un système culturel fondé sur l’écrit. Il est donc légitime que chacun ait son mot à dire sur la chose, que les parents s’inquiètent de la manière dont on enseigne la lecture à leur enfant, et que les médias répercutent les débats ayant trait à cette question.
Mais la lecture n’est pas uniquement cet objet mou à propos duquel circulent des discours de toutes sortes reflétant des opinions personnelles, des représentations collectives, voire des rumeurs. C’est aussi un objet de savoir qui a suscité des travaux de recherche dans différents domaines des sciences humaines : les pratiques d’enseignement de la lecture et leur évolution historique, les mécanismes d’apprentissage de la lecture, le fonctionnement de l’acte de lecture et les paramètres qui le déterminent, les représentations de la lecture, les pratiques lectorales, la formation des enseignants, etc. sont aujourd’hui mieux connus, et on dispose de données recueillies et traitées selon des méthodologies clairement définies, se référant à des cadres théoriques bien établis.
Or il se trouve que la première catégorie de discours – ceux fondés sur l’opinion – occupe actuellement le devant de la scène : non seulement on diffuse à l’envi des jugements peu éclairés, mais il leur est donné un poids institutionnel inquiétant.
Quatre thèmes dominent dans les discours qui circulent :
- le souvenir reconstitué de ces époques idylliques où tout allait bien, où tout le monde apprenait à lire. Pourtant les enquêtes historiques, sociologiques et sociolinguistiques montrent qu’il a fallu du temps pour que la scolarisation concerne un public de plus en plus étendu, et que la génération actuelle des personnes d’âge mûr est celle qui comporte le plus lourd pourcentage de non-lecteurs.
- le souvenir, reconstitué lui aussi, de la manière dont chacun a appris à lire :
attendu que chaque adulte lecteur a réorganisé ses propres savoirs sur la lecture et sur la langue au fur et à mesure qu’il les acquerrait, il a tendance à se représenter la manière dont il a appris à lire à partir de ses acquis ultérieurs. Ainsi l’entrée dans la lecture est communément représentée comme un processus linéaire, rationnel, limpide, reposant sur l’empilement de savoirs déclaratifs, et ne recourant qu’à de simples techniques d’assemblage ou de mises en correspondance d’éléments appartenant à des systèmes dont les structures seraient strictement parallèles. De la même façon Saint Augustin représentait son entrée dans le langage en tant que jeune enfant comme l’établissement méthodique de relations limpides entre le monde et les mots ; et de son côté Mary Shelley décrivait la découverte du langage par la créature de Frankenstein comme la saisie immédiate d’une bijection entre des propos entendus et le sens qu’ils recouvraient. Or dans le cas de l’apprentissage de la lecture, comme dans celui de l’acquisition du langage, on dispose de travaux montrant qu’il s’agit de processus complexes ayant leurs mécanismes propres. On sait désormais que pour comprendre l’acquisition du langage, on ne peut se contenter d’observer des épiphénomènes relevant des aspects superficiels de la langue cible, mais qu’il faut aller chercher aussi bien du côté des structures profondes du langage et du système de la langue dans laquelle s’opèrent les apprentissages, que du côté des fonctionnements cognitifs et des mécanismes sociaux et interactionnels qui permettent cette acquisition. Il en est du même du côté de la lecture, qui procède certes d’un apprentissage et non d’une acquisition spontanée, mais qui ne peut se réduire à un phénomène unidimensionnel. Que l’opinion publique ne voit dans la lecture et son apprentissage qu’une mécanique transparente et inerte n’a rien d’étonnant. Mais que l’on réduise ces processus délicats à une mécanique simpliste quand on a accès à des informations qui en montrent la complexité est une malhonnêteté intellectuelle.
- le mythe de la méthode globale.
Un bruit court avec insistance en France disant que des maitres enseignent la lecture au moyen de « la méthode globale », que celle-ci serait responsable de l’illettrisme, et partant des désordres sociaux qui en découlent. Il y a là une confusion entre trois choses : la « méthode globale » proprement dite telle que Decroly la définit dans les années vingt et qui ne fut jamais mise en œuvre ; l’insistance sur les processus d’anticipation et de mémorisation développée à partir des années quatre-vingts qui a parfois fait reléguer au second plan les apprentissages codiques ; et enfin le recours à l’usage initial d’un petit stock de quelques mots qui serviront de points d’appui pour faire comprendre que la lecture met en jeu un traitement sémantique. La diabolisation de ce qui est « global » par le biais d’un amalgame entre ces trois stratégies d’enseignement jette le soupçon sur les programmes, sur les enseignants, et sur les manuels scolaires. Pourtant les programmes scolaires, nourris des travaux de recherche sur la lecture et son apprentissage, insistent sur l’apprentissage du code ; les enseignants ont des pratiques d’enseignement très variées qu’il est malhonnête de réduire à l’application de méthodes périmées ; les manuels scolaires modernes traitent de toutes les dimensions de la lecture. Mais on voit se développer dans l’opinion publique la crainte que l’apprentissage de quelques mots non décomposés suffise à installer chez les apprentis lecteurs l’idée que l’analyse et l’assemblage n’interviennent pas dans la lecture. Cette terreur favorise un repli des familles vers les manuels anciens – dont on ne niera pas le charme nostalgique – qui paraissent rassurants parce qu’ils font commencer l’apprentissage de la lecture par le déchiffrage de syllabes et de mots aisément décomposables. Pourtant à y regarder de plus près, les progressions et les exemples sont déconcertants. La plus célèbre des méthodes anciennes de lecture, qui se targue d’être la plus achetée par les familles, attend la leçon 36 pour proposer la découverte des mots « est » et « et », différant ainsi leur rencontre parce qu’on ne peut éviter leur apprentissage global. Les enfants doivent donc passer par des énoncés comme « père a réparé ta petite ratière » (leçon 3), « amélie retire ta pèlerine » (leçon 9) « nicole a une petite capeline » (leçon 10), « léon a retrouvé la clé de l’étable de son oncle » etc ; ils auront lu « glande », « pâture », « maréchal », « la serine », « doublure », « peloton » avant de rencontrer ces deux outils grammaticaux indispensables qui font partie des mots les plus fréquents de la langue française. Cependant si l’inquiétude des familles se comprend, il ne faut pas oublier qu’elle est savamment entretenue. Il y a là quelque chose de malsain. Des intérêts privés s’en mêlent : des attaques contre l’école, les maîtres et les manuels modernes, organisées pour assurer une publicité à cette méthode ancienne présentée comme un signe de la résistance à la déraison moderne, sont le fait de personnes qui ont des engagements auprès de l’éditeur qui la commercialise. D’où aussi des campagnes de dénigrement, parfois d’une extrême violence, contre d’autres manuels : pétitions pétainistes contre des ouvrages scolaires pourtant bien anodins, et même, sur un forum, appel à brûler ces livres.
- la formation des maîtres, considérée comme la source de tous les désordres évoqués plus haut.
Certes tout ne va pas bien, des progrès sont à faire dans tous les domaines. Mais l’agressivité et la déraison actuelles sont inquiétantes. Des ramassis de ragots sont collectés et édités. Des blogs diffusent des attaques personnelles nominatives. Des campagnes d’opinion s’appuient sur les propos de célébrités non spécialistes des secteurs évoqués, comme si la compétence dans un domaine rendait infaillible dans tous les autres domaines. A côté de médias honnêtes qui s’informent pleinement afin d’informer à leur tour le public, d’autres défendent des opinions démagogiques et organisent des lynchages publics.
Les spécialistes de la lecture et de son apprentissage que sont les enseignants, les formateurs, les inspecteurs, et les chercheurs ont besoin de sérénité pour travailler. Ils ont besoin qu’on leur fasse confiance.
Sylvie Plane, Professeur des Universités en Sciences du Langage; Bulletin de l'AIRDF ( Association internationale pour la recherche en didactique du Français), juin 2006
Et une autre pétition à ce sujet.
Sauvons la lecture
date d'inscription 22/12/2005 date de clôture 30/06/06
BULLETIN D'INFORMATION SUR LA PETITION
Réaction aux déclarations du ministre de l'Education nationale sur la lecture
AUTEURS COLLECTIF Sauvons la lecture
Signataires:
Jacques Bernardin, formateur, IUFM d'Orléans-Tours
Jean-Marie Besse, professeur de psychologie cognitive, université Lumière Lyon 2
Rémi Brissiaud, maître de conférences de psychologie cognitive, IUFM de Versailles
Mireille Brigaudiot, maître de conférences, IUFM de Versailles
Sylvie Cèbe, maître de conférences, IUFM de Lyon
Eveline Charmeux, professeure honoraire, IUFM de Toulouse
Gérard Chauveau, chercheur associé à l'INRP
Jacques Fijalkow, professeur de psycholinguistique, université de Toulouse-le-Mirail
Roland Goigoux, professeur des universités, université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand Philippe Meirieu, professeur des universités, directeur de l'IUFM de Lyon
André Ouzoulias, professeur à l'IUFM de Versailles
TITRE DE LA PETITION Sauvons la lecture
TEXTE
Sauvons la lecture !
Mi-décembre, le ministre de l'Education nationale a communiqué avec force sa volonté d'abandonner la méthode globale et toute méthode comparable à ses yeux.
Sitôt dit, maires et éditeurs ont été convoqués, et annoncée une circulaire destinée aux inspecteurs de l'Éducation nationale.
À la veille des vacances de Noël, l'état d'urgence devait être proclamé dans les CP !
Le ministre affirme que les causes des difficultés d'apprentissage de la lecture sont multiples - dont acte - mais se focalise aussitôt sur un seul facteur, les « méthodes d'apprentissage » (comprenons « d'enseignement »).
Alors que les chercheurs s'efforcent depuis un siècle environ de clarifier cette question, particulièrement délicate du fait de la multiplicité des facteurs identifiés et de leur intrication, celle-ci se trouve soudain réduite à un seul facteur qui, comme par hasard, est celui que l'opinion courante est le mieux à même de reconnaître.
Comme si, en passant du pluriel au singulier, on pouvait transformer le complexe en simple, et, d'un coup de baguette magique, résoudre un problème qui se pose depuis le début de l'instruction obligatoire.
Miracle de Noël ?
La même démarche vaut pour les « méthodes » elles-mêmes : en remplaçant « la méthode globale » et ses supposés équivalents par une méthode syllabique, le problème sera résolu, déclare le ministre. Hélas, ici encore, la réalité résiste à la pensée simpliste.
Il faut savoir en effet que, si de très nombreuses recherches comparatives ont été effectuées, notamment dans les pays anglophones, un grand nombre d'entre elles débouchent sur des conclusions incertaines. Aucune en tout cas ne permet de définir une « méthode idéale ». L'honnêteté scientifique doit aussi conduire à reconnaître qu'il existe quelques études, rigoureusement conduites, dans des pays francophones, en Suisse (1980), en Belgique (1992) et en France (2000)*, dont les conclusions sont plutôt à l'opposé des opinions du ministre.
Notons enfin que le matériel pédagogique ne constitue qu'une petite partie de ce qui se passe dans les classes et qu'identifier pédagogie et matériel utilisé, c'est encore une fois réduire le problème à sa plus simple expression. C'est précisément en raison des difficultés que posent les comparaisons entre « méthodes » que les chercheurs ont été conduits à privilégier une approche en termes de pratiques des maîtres.
On pourrait souhaiter que le ministère en prenne acte et renonce à ce qui s'est avéré être une impasse théorique et pratique.
Vient ensuite l'argument d'autorité : le recours aux « neurosciences ».
Comment confondre éducation et neurosciences alors que les échelles de mesure sont tellement disproportionnées ? Nos collègues, chercheurs dans les neurosciences, ne savent pas plus ce qui passe dans une salle de classe que nous ne savons ce qui se passe dans le cerveau. C'est en tout cas ce que disent les plus sérieux d'entre eux.
Le ministre se propose enfin de démontrer en quoi la « méthode » qu'il met en cause est dangereuse et en quoi la syllabique s'impose à l'évidence.
En ce moment pathétique où la rue de Grenelle rejoint le Café du commerce, le fou rire le dispute à la consternation. Mais il est blessant, pour les maîtres, les formateurs et les chercheurs, de voir ainsi mises en doute leurs compétences professionnelles et la réalité de leurs connaissances par un responsable politique qui aborde des questions, dont à l'évidence il ne soupçonne même pas la technicité : les recherches en la matière, d'une extrême précision, sont publiées dans des articles qui se comptent par milliers. Comment peut-on les balayer ainsi d'un simple revers de main ?
Le plus inquiétant n'est-il pas qu'après que le Parlement a légiféré sur la bonne façon d'enseigner l'histoire de la colonisation, en lieu et place des historiens, un ministre s'arroge le droit de trancher sur la bonne façon d'enseigner la lecture, en lieu et place des professionnels ? A-t-il conscience qu'il dénie aux enseignants ce que l'école laïque leur a toujours reconnu : la pleine responsabilité de leurs démarches pédagogiques ?
A-t-il même conscience d'ébranler gravement la confiance des parents dans l'école ?
Dénuée de toute valeur scientifique, en rupture avec la tradition républicaine, la campagne du ministre suscite notre indignation et nourrit nos inquiétudes.
* Cardinet & Weiss, 1980 ; Content & Leybaert, 1992 ; Le Bastard & Suchaud, IREDU, 2000.
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http://www.lapetition.com/sign1.cfm?numero=1058
sans rien en échange
t'as raté le motard
la virée nocturne
à califourchon
Tu crois pas si bien dire.
trop floues
pas assez ceci
ou trop cela
à califourchon t'iras pas
ça t'apprendra à pas être "vendeur"
"tu ch. koi"
t'as MSn?
cam?
Trop réservé
ça n'a pas du lui plaire
ni l'exciter.
Tu t'es fais baiser.
Fallait pas en envoyer d'autres, des PICS.
sans rien en échange.
03 février, 2006
SPLENDEUR DE VENISE
De petites fraises sauvages,Un lapin blanc,
La pomme et le raisin
un flûte de Pan.
Je me souviens d'un paradis,
fécond
Sans péché
Ou bien :
si peut être j'ai péché
OK, se racheter
Et la musique de ma flûte , pour l'être aimé...
Joue encore.
C'est trop tard.

Nous aurions du parler.
Evidemment.

Noli me tangere.
Au fond,
un futur, carré, droit, symétrique,
rassurant?

Trop d'orgueil.
S'ennivrer
oublier qu'on est nu comme un ver.
fragile
oublier pour maintenant,
oublier qu'on est pas fier...
Et toujours ma flûte :
"(... ) Si jamais quelque berger voulait par hasard t'employer à des choses joyeuses, fais-lui d'abord entendre que tu ne sais que leurer et te plaindre (...), rendant à son souffle, invariablement, un son morne et plaintif, de sorte qu'il soit contraint, de crainte d'attrister ses fêtes, à t'éloigner de sa bouche et te laisser en paix suspendue à cet arbre, où maintenant avec des soupirs et des larmes abondants, je te consacre à la mémoire de celle qui a été pour moi la puissante raison pour laquelle j'ai écrit jusqu'ici" (Sannazaro - l'Arcadia)
Splendeur de Venise
Bordeaux
Musée des Beaux-arts, 13/12/2005 - 19/03/2006
Titien - Pieve di cadore - La Vierge au lapin 1593
Paris Bordòn - L'annonciation
Lambert Sustris - Noli me tangere - vers 1568
Giovanni Bellini - L'ivresse de Noé







